dimanche 16 octobre 2011

Szarvas, petite Venise

Comme nos chaussures se reposaient un peu trop, nous sommes repartis deux jours dans le petit village de Szarvas près de la frontière roumaine. Ce village est sur l'eau, endormi dans les nombreuses courbes de la rivière Körös.




Plusieurs centaines de minuscule maisons de vacances ont un accès direct sur la rivière qui est poissonneuse et où l'on peut se baigner sans danger.





Avant 1920 c'est près de Szarvas qu'était le centre de la Grande Hongrie!

Ah! J'oubliais la bouffe! Ce samedi était organisé un festival de cochon avec son lot de saucisses, choux farcis, eau de vie et j'en passe... Quelques photos pour mon Sylvain qui hurle chaque fois que je montre les victuailles si chères à mon ventre déjà bien ballonné.







Hum! J'ai faim! Il faut s'en retourner à la culture du lieu avec un arboretum et une école très connue d'agriculture:

 Un château sur les deux répertoriés:


Un théâtre sur l'eau:

 Et j'en passe...

Nous y fûmes avec nos deux jeunes amis architectes bourrés d'idées, d'énergie et sûrement de talent:

A droite Erika, hongroise aux mille idées et à gauche Jordan, espagnol  méthodique  avec les pieds bien par terre.

Nous pensons investir ensemble dans deux terrains au bord de l'eau et construire deux maisons modernes pour les vacances. Peut-être les nôtres, sûrement celles de nos enfants sinon une revente avec confortable bénéfice dès que tout sera terminé. Pour l'heure nous avons trouvé les terrains, étudions les prix, faisons éditer les plans des parcelles. Nos jeunes vont suer sang et eau pour calculer les investissements nécessaires et trouver un concept pas cher, magnifique et reproductible. L'idéal serait de faire des projets si intéressants qu'on pourrait revendre les idées et plans complets pour d'autres parcelles et ainsi monter une multinationale. Cette dernière nous ferait passer des nuits blanches qui au final agrémenteraient nos vieux jours de retraités inactifs et beaux spécimens de parasites de la société.

mardi 11 octobre 2011

MADRID Oct 2011

Petite escapade d'octobre dans une Madrid encore tiède de ses chaleurs d'été. Le but n'était pas de revenir encore et encore sur les souvenirs de cette capitale mais des madrilènes nous ont demandé un échange avec Budapest et nous avons accepté bien volontiers. L'appartement cossu dans le centre fut une belle surprise:


 
Comme il y avait de la place, nous avons été heureux d'y accueillir Nelly et Marc, couple immensément sympathique que nous ne présentons plus!
Ici au musée du Prado

Et puis comme il n'est de bonne compagnie que ceux qui aiment les agapes, nous ne nous sommes pas privés de humer les jambons, gâteaux et autres bonnes choses des lieux:

 

Comme tout se termine toujours en chansons, nous n'avons pas coupé à un spectacle de zarzuela, genre bien madrilène de comédie musicale souvent drôle, enfin... pour ceux qui entravent l'espingouin...



De belles promenades à travers la plaza Major construite en 1848 à la place d'un ancien marché

Boutique avec l'éternelle bête des arènes
 Je vous passe les repas gracieusement offerts par nos visiteurs dans des lieux de prestige, hum! merci les amis!
Il est plus sage de vous rappeler les nombreux musées dont celui de la Reina Sofia, situé non loin d'Atocha, dans les murs d'un ancien hôpital. C'est aujourd'hui LE musée d'art moderne de Madrid. On y trouve maintenant Guernica et en très belle place mais aussi des Dali, d'autres Picasso, Juan Gris... et des affiches anciennes qui auraient pu plaire à ... mais passons.
"Enigme d'Hitler" selon Dali, remarquez le mini Führer dans l'assiette!







 Pour couronner le tout, nous sommes allés, bien sûr, tâter du jupon et de la godasse qui claque, dans un de ces lieux de la nuit où le flamenco déménage. Chanteurs, guitaristes, fanfreluches et guipures... tout est là pour faire vibrer les amateurs. Nous, matadors fatigués d'user leurs habits de lumières sur les sables des jardins, des pavés et des bétons colorés, nous avons adoré!






Une petite pensée à notre Jean-Bernard, notre Picasso favori, dont les pinceaux inlassablement peignent des costumes de ce pays en leur donnant un éclat plus lumineux qu'un habit de lumières.

Pour terminer, une petite photo des quatre lurons autour d'une statue. On y distingue Marc qui a la pose alors que c'est Nelly qui connait le mieux les positions des mains pour les avoir apprises dans des cours de flamenco!


Un dernier regret est celui de n'avoir pu assister à Paris à l'anniversaire surprise de ma petite soeur qui a fêté plusieurs paquets de belles dizaines d'années! Hourra et bon anniversaire ma Martine!

El oltro dia mis amigos!

dimanche 25 septembre 2011

Sur la route de Tokaji

Levés à 6h du matin pour le bus qui nous mène à Tokaji, célèbre vignoble dont on a des traces depuis le 16e.
Pas tout à fait en ligne droite nous allons au Nord-Est de Budapest aux frontières de la Slovaquie et de l'Ukraine. Nous visitons d'abord une église où fut faite et gardée la 1ère bible hongroise en 1300 et des poussières:


Mais c'est juste à côté que je préfère l'ambiance d'une petite église orthodoxe pleine de lumière et de couleurs:

Non loin dans le village une épicerie comme il y a 50ans

Nous repartons et des champs de potirons à perte de vue

 Après des lacets qui nous font décoller de nos sièges, nous arrivons dans un village dont on nous dit que la manufacture de porcelaine (vaste et grandiose) vient juste de fermer ses portes. Elle avait été rachetée par des Français. Y-a-t-il quelque cause à effet?

D'abord le joli cimetière

 Puis des porcelaines dessinées par un grand peintre hongrois, SZASZS Andre http://web.artprice.com/artistdetails.aspx?idarti=MjE2Nzk0MDY2MDg0MjYxLQ==  je n'aime pas le style mais qu'importe ici on l'aime:


Belles faïences...

 Puis on taille la route comme on enroule le copeau de bois des crayons. On arrive à Tokaji. Chacun sent déjà le fameux vin, fait de raisins pourris, couler dans son gosier. On croise même des citations de Voltaire et Anatole France. Je vous laisse faire les traducs, y'a pas de raison que je m'y colle:




Au passage une cheminée pour ma chère Jehanne qui lutte contre des saloperies dans son sang. Que cette belle réalisation lui brûle ces intrus minables!

Dans le musée du vin, un joli meuble au style très personnel 


Plus loin une cave parmi tant d'autres:

Et puis le centre ville de Tokaji, complètement déserté pour un samedi. La dernière fois que nous sommes passés il y a trente ans tout était également vide. Incroyable d'imaginer que ce haut lieu du pinard soit abandonné de la sorte. Bocuse dit que ce vin, qui se conserve indéfiniment, est le meilleur du monde. Pourtant ici, pas de vie, pas de voitures dans ce bourg si fameux. Incompréhensible!


Ici une cave que Julie et moi avons visitée il y a cinquante ans. Une larme nous échappe la paupière...


Petit village sympa... mais où sont les habitants? Pas déjà en Chine pour former de nouveaux vignerons quand même? Pourquoi donc avoir classé ces maigres vignobles patrimoine mondial si personne n'en profite? Ah! Si, AXA à acheté des vignes, on a vu leur nom il y a quelques années. Vive la banque donc!

Voilà, nous sommes repartis avec des bouteilles dans les bras mais sans les souvenirs qui sont restés sur place comme de vieux bouchons inutiles qui ne servent plus à rien. Pourvu qu'on ne suive pas leur chemin!